Vous êtes ici

Publications de l'Adirel

A notre époque où tout lecteur est souvent appelé à se penser auteur potentiel, par la pratique répandue, par exemple, des ateliers d'écriture, la confusion peut naître dans notre perception des écrivains, futurs ou présents, et même passés. Qui, en effet, est véritablement créateur ? Le clivage générique des œuvres littéraires nous semble-t-il encore clair ?

Ce volume présente les actes du colloque organisé par l’ADIREL à l’Université Paris-Sorbonne en mars 2008. Selon l’usage de la série, son sujet porte sur le long temps, du Moyen Âge à nos jours ; mais il est aussi très actuel. Les études réunies ne sont ni comparatistes, ni de francophonie, quoiqu’elles flirtent avec l’une ou l’autre de ces disciplines ici et là.

Ce volume, comme celui qui sortira en 2011 sur les Amériques, s'inscrit dans la suite du colloque organisé par l’ADIREL à l’Université Paris-Sorbonne en mars 2008, dont les actes ont constitué le volume XXII de la série: La littérature française au croisement des cultures.  Il explore un champ qui y avait été insuffisamment traité, surtout si l'on considère l'importance de la question arabe - limitée ici, comme il se doit, à ses composantes littéraires - dans le monde moderne.
 

Depuis la découverte du continent américain par les Européens jusqu’à nos jours, ces terres caractérisées par leur éloignement, leur étrangeté, leur richesse ont fasciné les écrivains français, nourri leur imagination, fourni des supports à leurs idées et à leurs projets, tout en constituant de la vieille Europe une sorte de négatif, objet de passion et de rejet. Ce volume rassemble des études qui reflètent la diversité des approches tout en dégageant des constantes profondes. Les Amériques apparaissent d’abord dans des récits de voyage ou dans des livres qui tirent la leçon des voyages.

De même que le volume XXI des Travaux de Littérature (2008), consacré à La spiritualité des écrivains, ambitionnait de prolonger l’Histoire littéraire du sentiment religieux en France de l’abbé Bremond, celui-ci revient sur le  thème de la mort, un peu délaissé depuis une quinzaine d’années. Y sont analysés à la fois le rapport de l’écrivain français à la mort comme aventure personnelle, obsession, hantise, attirance ou mépris et révolte, et la présence de la mort comme thème d’inspiration dans ses œuvres.

Le statut du récit de voyage comme objet de simple littérature est relativement récent. L’écrivain voyageur met en scène le voyage qui devient ainsi un produit de consommation renouvelable. Auparavant, les relations de voyage étaient, sauf exception, le produit d’un projet dont la mise en forme littéraire n’était que très exceptionnellement l’ambition première. La littérature de voyage est-elle de la littérature ? Si la fiction se revendique du littéraire, la relation de voyage le refuse au nom de l’authenticité du récit et de l’autopsie.

En prenant cette année comme thème d'études "la littérature française et les philosophes", les Travaux de littérature poursuivent leur réflexion sur l'histoire des représentations et sur le dialogue de la littérature et des disciplines soeurs. Littérature et philosophie se sont constamment influencées, et cet ouvrage entend étudier à la fois la figure du philosophe dans la littérature française et la trace d'une philosophie dans une oeuvre littéraire, la marque d'un philosophe sur un écrivain, la relation d'un écrivain et d'un philosophe.

Écrire la promenade. L'approche panoramique qui est celle de ce volume des Travaux de Littérature propose en premier lieu un parcours chronologique, qui mène du Moyen Âge au XXIe siècle. Ce fil directeur ancre le propos dans une histoire des représentations qu'il faut évidemment prendre en compte pour aborder la mise en mots d'une pratique, par définition culturelle et située. Il est possible cependant de se laisser guider par d'autres logiques, génériques par exemple, ou encore thématiques.

Perçue comme une forme de la violence, la force a mauvaise presse. Pourtant, elle est d'abord une vertu, théorisée à ce titre par Platon et Aristote puis intégrée à la catégorie des vertus stoïciennes. Les Pères de l'Eglise en font une "vertu cardinale", aux côtés de la Prudence, de la Tempérance et de la Justice. Sévèrement jugée et plus discrète que les autres vertus cardinales, la force suscite néanmoins traités et développements théoriques et elle informe, de façon plus ou moins souterraine, des textes variés de la littérature française du Moyen Âge au XXIe siècle.

Pages