Editorial

L'ADIREL (Association pour la Diffusion de REcherche Littéraire), créée en 1988 par un petit groupe d’universitaires, s’est donné pour objectif de travailler à la diffusion de la recherche littéraire par divers moyens (publications, conférences, colloques, etc.).

Chaque année, elle publie un volume de la série  Travaux de Littérature

Le domaine des T.L. couvre la production littéraire française, du Moyen Age à l'époque contemporaine. Les articles sont rédigés en français.

Depuis 2001, tous les volumes sont thématiques. (voir rubrique Publications)

Dernière publication

Le statut du récit de voyage comme objet de simple littérature est relativement récent. L'écrivain voyageur met en scène Ie voyage qui devient ainsi un produit de consommation renouvelable. Auparavant, les relations de voyage étaient, sauf exception, le produit d'un projet dont la mise en forme littéraire n'était que très exceptionnellement l'ambition première. La littérature de voyage est-elle de la littérature ? Si la fiction se revendique du littéraire, la relation de voyage le refuse au nom de l'authenticité du récit et de l'autopsie.

Colloques et conférences

Le Voyage dans tous ses états

Programme
Vendredi et samedi 16-17 mars 2012
Maison de la Recherche, Université Paris-Sorbonne
28, rue Serpente. 75006 Paris - Salle D35

Colloque organisé pour l’ADIREL (Travaux de littérature) par le Centre de recherche sur la littérature des voyages (CRLV)

Contact  : Centre de recherche sur la littérature des voyages (CRLV), Maison de la Recherche,  Bureau D411, Université Paris-Sorbonne, 28, rue Serpente. 75006 Paris. 01 53 10 58 65

Actualités

La Littérature française et les philosophes
Travaux de littérature, t. XXVII

Littérature et philosophie sont mêlées, selon la formule de Victor Hugo, depuis l’origine des créations humaines : les philosophes viennent à la pensée par l’imagination littéraire (d’où résultent d’emblée les récits cosmogoniques et autres théogonies) ; ils recourent à une part de création littéraire pour faire aboutir leur pensée (songeons au mythe, prenant à un certain moment le relais, dans les dialogues de Platon, de la méthode dialectique). Et les philosophes sont, entre autres, aussi des théoriciens du langage ; certains sont à la source d’une « poétique », systématique ou latente.
Les écrivains de leur côté rejoignent la philosophie en ce qu’ils sont en communication constante avec un certain état de civilisation, et donc aussi avec des courants philosophiques, du passé (Platon ressurgit à toutes les époques) comme du présent (il a existé une génération cartésienne, une génération bergsonienne – ne regroupant pas du reste tous les écrivains de ces deux époques).
On pourrait aisément invoquer des cas indécidables : Montaigne, Pascal, Rousseau, sont-ils à ranger parmi les littérateurs ou parmi les philosophes ? Et plus près de nous Sartre ou Maurice Blanchot. Les moralistes classiques posent un problème d’hybridation autre, mais du même genre. Et au xviiie siècle, il devient difficile de départager les entreprises à dominante proprement littéraire ou spécifiquement philosophique.